Fêtes chrétiennes et fêtes druidiques

Le cycle des fêtes chrétiennes correspond pour l’ensemble avec celui des fêtes druidiques. Ces dernières sont sans surprise calquées sur le cycle des saisons et sur les changements énergétiques que la nature traverse au fil de l’année. Les dates sont les mêmes, mais non le sens donné. Et pourtant, les figures de la Bible et des saints associés à chaque fête ont été choisis en fonction de son sens original. En creusant un peu, on retrouve, en filigrane de l’histoire associée à chaque date, la dynamique énergétique qui se joue dans la nature au même moment de l’année. La venue de Jésus, Lumière du monde, à Noël, correspond, par exemple, au moment où le jour reprend le pas sur la nuit au tournant du solstice d’hiver.

Fêtes chrétiennes et fêtes druidiques   Les parallèles entre les calendriers festifs des deux traditions sont évidents, même si les dates ne correspondent pas toujours exactement. Les fêtes sous la forme que nous connaissons aujourd’hui s’inspirent également de célébrations du temps des Romains à des dates légèrement décalées.  
La date de Noël est fixée autour du solstice d’hiver. La fête d’Alban Arthan célèbre le retour de la lumière avec les jours qui commencent à se rallonger et les chrétiens célèbrent la naissance de Jésus qui apporte la lumière au monde.

Les druides fêtent avec Imbolc les premiers signes du printemps avec la lumière pure et diaphane du 1er février. Les chrétiens associent le jour de la Chandeleur à la présentation de l’enfant Jésus au temple selon la tradition judaïque. Devant ce spectacle, Siméon le juste affirme : « mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël ». (Luc 2 : 22-40)

L’équinoxe de printemps marque l’arrivée de ladite saison et le retour de la nature à la vie le 21 mars. Les Celtes célébraient ce tournant avec la fête d’Alban Eilir et le christianisme fixe la date de Pâques après la première pleine lune suivant l’équinoxe pour marquer la résurrection de Jésus.  

L’énergie de la nature est à son comble lors de la fête de Beltane célébrée le premier mai avec des grands feux symbolisant sa vitalité retrouvée. Si le calendrier chrétien ne prévoit pas de fête de premier plan à cette date, la Pentecôte tombe dans la même période, soit cinquante jours après Pâques. La fête a également un caractère solaire avec la descente du Saint-Esprit sur les apôtres sous la forme de langues de feu pour les encourager à apporter la Bonne Nouvelle au monde.  

Le solstice d’été correspond à la fête d’Alban Hefin : c’est le moment où l’on récolte les plantes médicinales gorgées de soleil qui sont au sommet de leurs vertus. Les chrétiens célèbrent au même moment la Saint-Jean : en disant « il faut qu’il croisse et que je diminue » (Jean 3 :30), le prophète Jean-Baptiste signifie que le temps du Fils de l’Homme est venu et qu’il s’efface devant sa montée en puissance.

Lugnasad célèbre le temps des moissons le 1er août. Elle ne connaît pas d’équivalent direct dans le calendrier de l’Eglise, même si les processions de la fête des rogations demandent la bénédiction de Dieu sur les récoltes dans les journées qui précèdent la date de l’Ascension.  Par ailleurs, l’église catholique célèbre la transfiguration de Jésus au début du mois d’août : la lumière du Christ à cette occasion évoque bien sûr le rayonnement du dieu Lug à la fête druidique de la mi-été.

Alban Elfed correspond au temps des récoltes à l’équinoxe d’automne du 21 septembre. La fête n’a pas non plus de correspondance majeure dans le temps chrétien, même si la tradition protestante connaît des cultes de célébration des récoltes à la fin du mois de septembre.
 
La Samain marque le début de l’année celtique avec l’entrée dans la saison sombre le 1er novembre. C’est un moment où le voile avec le monde des esprits est plus fin et où leur présence se fait mieux ressentir. L’Eglise y est également sensible puisqu’elle fixe la Toussaint (fête de tous les saints) à cette même date, immédiatement suivie par le jour de commémoration des défunts. La fête d’Halloween tire ses origines de ces mêmes célébrations.  

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