Terre et ciel

Le christianisme place Dieu dans le ciel par opposition à la terre et à l’enfer. La tradition hébraïque parle d’abord de ce dernier comme du Shéol, un monde d’ombres et de silence. Ce n’est qu’au fil du temps que celui-ci évolue vers l’enfer et gagne une connotation morale. Le Shéol n’est pas, à l’origine, un lieu de punition et de tourment, mais plutôt d’oubli.

La tradition chrétienne poursuit la polarisation de l’univers entre un haut apparenté au bien et un bas associé au péché. La promesse du paradis pour les justes et la menace de l’enfer pour les mécréants est une manière de répondre à la question irrésolue de la mort qui emporte les uns comme les autres, sans qu’ils n’aient pu récolter le fruit de leurs actions sur terre.

La culture celtique compte elle aussi trois mondes : le monde physique, le monde d’en bas ou l’Autre monde et le monde blanc, celui des âmes. Bien que leur désignation laisse entendre une forme de hiérarchie, il faut plutôt les concevoir de manière imbriquée. L’Autre-monde est le monde invisible auquel les humains accèdent après la mort. Il est peuplé d’esprits de tous les règnes, et pas seulement du règne humain. Contrairement à l’au-delà chrétien, celui des Celtes est également peuplé de végétaux, de pierres et d’animaux. Les esprits de l’Autre-monde peuvent encore influencer le monde physique. Quant au Gwenwed, il est le lieu de repos que les âmes rejoignent après avoir terminé leur cycle d’incarnations. Il est associé dans la légende à l’île d’Avalon où le roi Arthur se retire après sa mort.

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