La pierre sacrée du Creux-du-Vent se trouve derrière la fontaine froide. En y venant depuis Noiraigue (NE), je sens clairement un portail vers ce lieu marqué par une pierre à droite du chemin. Passé ce cap, l’air se densifie et j’entre dans une bulle énergétique où le temps semble s’écouler autrement.
Les alentours du rocher sont étonnamment chauds malgré le temps automnal. Je m’y sens bien et en paix. Je résonne complètement aux vibrations de la pierre. Elle est comme un diapason qui me permet de trouver le juste ton de mon corps, comme si celui-ci était un instrument de musique. Derrière la pierre, je suis attiré par un menhir couvert de mousse dans un bosquet. Le sous-bois pulse de vie. Le lieu est magique et j’entre dans un dialogue sans mots avec lui. Notre échange est pure énergie. Il est source de bien-être parce qu’il me reconnecte à ma fréquence primordiale.
Je suis fasciné par la théorie du physicien Philippe Guillement qui théorise que l’humain attire vers lui, dans l’océan des possibles, la ligne temportelle la plus propice au moyen de son intelligence vibratoire. Il ne s’agit pas de seulement de rêver son avenir mais de le vibrer. L’Univers ignore en effet le langage du mental. En élevant ma fréquence vibratoire, je manifeste la voie que j’ai choisie. Difficile tâche que d’apprendre à devenir un diapason, à interagir avec le monde en incarnant une fréquence qui ne peut pas s’exprimer par des mots.
Les hauts-lieux vibratoires m’aident dans cet apprentissage. Ce n’est pas pour rien non plus qu’on leur prête des propriétés de guérison. Dans un échange purement énergétique, ils rappellent à notre corps sur quelle fréquence il est appelé depuis toujours à vibrer. Cela est le cas, par exemple, avec une source d’eau pure. En ce qui me concerne, les lieux qui m’animent et m’alignent sont ceux qui dégagent une force instinctive avec une énergie à la fois élevée et profonde. La pierre sacrée du Creux-du-Vent compte parmi ceux-ci.
C’est en me reliant à cette fréquence, sans chercher à la traduire en langage rationnel, que je me rapproche de ce que je peux devenir de meilleur. J’en ignore encore les contours, mais je m’y sens déjà chez moi.

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